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Blubo-Literatur

(de Blubo = Blut und Boden : « le sang et le sol »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Sous le IIIe Reich, c'est le nom donné à la littérature paysanne. Il ne s'agit plus de l'évocation réaliste ou poétique d'un mode de vie, mais d'une vision mythique : le paysan devient le symbole de l'homme allemand qui doit être vigilant pour garder et transmettre les vertus de la race. Le village est l'image de la société que le nazisme veut instaurer. Souvent médiocre, cette littérature a connu de gros tirages. Elle servait à légitimer et à propager la politique nataliste, raciste et expansionniste du nazisme – rejoignant ainsi la littérature de la « renaissance nordique » ou le thème de « l'espace vital ». Parmi les auteurs, on peut citer Friedrich Griese, Josefa Berens-Totenohl, Hermann Eris Busse, Karl-Heinrich Waggerl, et y rattacher des écrivains catholiques (J. Kneip) ou mystiques (H. Stehr). Malgré certaines analogies, on hésite à en rapprocher Ernest Wiechert, dont l'œuvre procède d'un esprit différent.