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Antoine Blondin

Antoine Blondin
Antoine Blondin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Paris 1922 – id. 1991).

Écrivain antitragique par excellence, brillant ironiste, il voit dans la réalité matière à jeux de mots et à calembours : la Seconde Guerre mondiale, c'est l'Europe buissonnière (1949) ; l'Histoire a pour seule fonction de permettre aux hommes de rythmer leur ennui (les Enfants du bon Dieu,1952) ; le monde moderne a l'Humeur vagabonde (1955). D'abord remarqué par Marcel Aymé, proche de Roger Nimier, de Michel Déon et de Jacques Laurent, Antoine Blondin appartient, comme ces derniers, au groupe dit des « hussards ». Catalogué « de droite » pour ses amitiés et son goût de la provocation, il est longtemps entouré d'une mauvaise réputation qui vient aussi de son alcoolisme légendaire. Le thème est central dans Un singe en hiver (1959), son roman le plus célèbre, porté à l'écran sous le même titre par Henri Verneuil (1962), qui met en récit l'affrontement, mué en amitié, d'Albert Quentin, qui a cessé de boire, et de Gabriel Fouquet, qui ne cesse de boire et de faire boire. Monsieur Jadis ou l'école du soir (1970), au caractère autobiographique, et Quat'Saisons (1975) témoignent d'une sympathie pleine d'humour à l'égard des êtres en marge. Dans ses chroniques sportives, l'écriture de Blondin se fait jubilatoire. Il suit le Tour de France pour le journal l'Équipe de 1954 à 1982, remettant au goût du jour l'expression « les forçats de la route », inventée dans les années 1920 par Albert Londres. Ses articles, rassemblés dans Sur le Tour de France (1979), peuvent s'écarter du sujet proprement dit, par exemple pour rendre hommage à Louis-Ferdinand Céline, « ce routier du bout de la nuit », à la mort de celui-ci (« Un abandon définitif », 6 juillet 1961). D'autres chroniques sportives sont encore réunies dans l'Ironie du sport (1988).