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Karen Blixen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Femme de lettres danoise (Rungstedlund 1885 – id. 1962).

Issue d'une famille de propriétaires terriens apparentée à la haute aristocratie, elle commença très tôt à écrire, tout en poursuivant des études artistiques à Copenhague, à Paris et à Rome. Elle épousa en 1914 son cousin, le baron Blixen-Finecke, et vécut de 1914 à 1931 au Kenya, où ils possédaient une plantation de café. Ruinée par la crise, divorcée, elle revint en Europe avec le regret poignant d'un paysage grandiose et sauvage, d'une vie libre et fière et d'une population qu'elle avait profondément aimée. Elle fit ses débuts littéraires avec Sept Contes gothiques (1934), écrits d'abord en anglais, puis traduits par elle-même en danois ; ce fut d'ailleurs sa méthode habituelle de travail, et il n'y a guère que ses œuvres de jeunesse qui ont été écrites directement en danois. Elle use des procédés du genre fantastique et du roman noir dans les Contes d'hiver (1942), les Voies de la vengeance, Anecdotes du destin (1958) et Contes posthumes (1975). Elle est aussi l'auteur de souvenirs sur son expérience africaine (la Ferme africaine [Out of Africa], 1937), complétés par les témoignages plus directs de ses Lettres (1978). L'adaptation partielle de son œuvre au cinéma (le Festin de Babette, 1987 ; Out of Africa, 1986) a considérablement augmenté son audience à l'échelle internationale, mettant en évidence son souci de confronter les cultures.