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Biedermeier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

D'abord employé pour désigner le style des intérieurs bourgeois du début du xixe s., le terme s'applique à partir du début du xxe au « bon vieux temps » situé entre le congrès de Vienne et la révolution de 1848, avant la naissance de l'Allemagne moderne, industrialisée et urbanisée. À partir de 1923, les historiens de l'art se servent de l'expression pour caractériser le réalisme sentimental de petits-maîtres tels que Waldmüller, Kersting ou Spitzweg. Depuis 1931, on applique aussi le mot à des écrivains qui, prolongeant classicisme et romantisme, s'opposent à la Jeune-Allemagne, au lyrisme politique et au byronisme du Vormärz : Grillparzer, Raimund, Stifter, Immermann, Gotthelf, Mörike, Annette von Droste-Hülshoff. Créateurs isolés, ceux-ci ont des traits communs liés au contexte politique de leur époque : ils réagissent à sa morosité en lui tournant le dos, se réfugient dans le culte de la tradition locale et de la forme. Malgré leur caractère épigonal, leurs œuvres sont restées vivantes.