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Bibliothèque bleue

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Cette collection tire son nom du papier bleu qui couvrait des livres de colportage à bon marché, diffusés parmi d'autres marchandises par des colporteurs. Lancée au xviie s. par Nicolas Oudot à Troyes, elle a connu jusqu'au milieu du xixe s. un très grand succès dans toutes les couches de la population, y compris dans les milieux cultivés. Ces livres échappaient en grande partie aux réglementations de l'Ancien Régime. La collection comprenait des almanachs, des manuels de vie pratique ou de piété, des recueils de farces et des œuvres de fiction (Histoire de Robert le Diable, Histoire de Fortunatus). Parmi ces dernières, on remarque la reprise d'anciens romans de chevalerie (les Quatre Fils Aymon) et des contes (Perrault, Mme d'Aulnoy, Mme Le Prince de Beaumont). La « Bibliothèque bleue » a joué un rôle essentiel dans la circulation d'une culture populaire qui allie croyances populaires et thèmes savants, mythes et échos contemporains, moralisme et goût du merveilleux.