En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Valère Bernard

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français d'expression provençale (Marseille 1860 – id. 1936).

Artiste peintre, sculpteur et graveur, il fut professeur d'esthétique à l'école des beaux-arts de Marseille. Majoral du félibrige en 1893, il devint capoulié en 1909 et le demeura jusqu'en 1918. Il débuta dans les lettres d'oc par un recueil de ballades, Li Balado d'aram (les Balades d'airain, 1883), et se fit surtout connaître par son roman Bagatóuni (1894), qui sera suivi en 1910 de Lei Bóumian (les Bohémiens) où la force expressive de l'auteur se déploie avec un réalisme jusqu'alors peu abordé dans la littérature d'oc. Ses poèmes de La Pauriho (les Gens pauvres, 1899), véritables tableaux vivants du petit peuple marseillais, eurent aussi un fort impact sur les lecteurs de son temps. Vers la fin de sa vie, il composa des poèmes lyriques comme La legenda d'Esclarmonda (la Légende d'Esclarmonde, 1936) ou Lindaflor, rèina dels sonhes (Lindafleur, reine des songes, 1938), qu'il accepta de transcrire en graphie occitane. V. Bernard est considéré à juste titre comme un des maîtres de la prose provençale.