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Nina Berberova

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Saint-Pétersbourg 1901– Philadelphie 1993).

Une des représentantes majeures de l'émigration russe (Berlin, Paris de 1925 à 1950, puis les États-Unis), Berberova n'a jamais cessé d'écrire de la poésie, mais c'est par sa prose qu'elle se fait connaître : les Chroniques de Billancourt (1929-1940), résultat de son travail de journaliste dans les périodiques russes de Paris, constituent une suite de portraits et d'anecdotes consacrés au milieu de l'émigration. C'est aussi parmi les émigrés que se déroulent des récits dont les motifs essentiels sont la passion et l'asservissement qu'elle provoque (les Premiers et les Derniers, 1930 ; l'Accompagnatrice, 1935 ; le Laquais et la Putain, 1937 ; Astachev à Paris, 1938). Pour Berberova, l'émigration est une tragédie et elle tente de replonger dans ses racines, en écrivant la biographie de grands musiciens russes (Tchaïkovski, 1936 ; Borodine, 1938) mais aussi des Mémoires (C'est moi qui souligne, 1969). Elle se tourne ensuite vers l'écriture historique, rédigeant à partir de sources écrites une Vie de la baronne Boudberg (1981), consacrée à l'histoire récente, ou un ouvrage sur la franc-maçonnerie russe (Des hommes et des loges, 1986).