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Julien Benda

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Paris 1867 – Fontenay-aux-Roses 1956).

Agitateur d'idées, il s'est constamment référé à un intellectualisme qu'il oppose au monde moderne, submergé selon lui par le lyrisme, le romantisme, le subjectivisme, aux dépens de la vérité. Il s'en prend à Bergson, à son intuitionnisme et à sa « mobilité » (le Bergsonisme, 1912 ; les Sentiments de Critias, 1925). Avec Belphégor (1919), il critique les tendances littéraires de son temps. Plus tard, la France byzantine (1945) accusera le « lyrisme idéologique ». Sa préoccupation essentielle est la Trahison des clercs (1927), trahison, selon lui, de la cause de l'esprit au profit d'intérêts pratiques. À l'opposé, il se donne en exemple (la Jeunesse d'un clerc, 1936 ; Un régulier dans le siècle, 1938 ; Exercice d'un enterré vif, 1946). Le clerc se fait cependant militant : à partir de 1935, au nom des valeurs rationnelles de justice et de démocratie, il combat tous les totalitarismes.