En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Mariano Azuela

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain mexicain (Lagos de Moreno 1873 – Mexico 1952).

Son premier roman (les Ratés, 1908) est une violente satire de la société provinciale mexicaine. En 1909, il se livre dans Mauvaise Herbe à une critique de l'exploitation, par les grands propriétaires terriens, du prolétariat rural, thème qui reparaît dans les Caciques (1917). Roman concis et rapide mettant pour la première fois en scène le « personnage-masse », Ceux d'en bas (1916) fait de lui le pionnier du roman de la révolution mexicaine. Dans Andrés Pérez, madériste (1911), Azuela avait brossé le portrait de l'opportuniste prêt à retourner sa veste au gré des mutations politiques. Autre roman de la révolution, les Mouches (1918), qui se déroule dans un train, ne contient ni action proprement dite, ni personnage principal : le héros est la foule. Après la Malhora (1923), où Azuela s'essaie à la description de la classe ouvrière urbaine, et la Perte (1925), vient une période où le style de l'écrivain est marqué par l'influence des avant-gardes contemporaines, notamment dans la Luciole (1932), roman de l'exode rural – période suivie d'un retour au naturalisme (le Camarade Pantoja, 1937 ; la Paroissienne, 1944 ; Sentiers perdus, 1949). Deux romans posthumes sont encore consacrés à la peinture critique de la société mexicaine : la Malédiction (1955) et Ce sang (1956). Azuela est également l'auteur d'un essai sur le genre romanesque dans son pays (Cent Ans de roman mexicain, 1947).