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Azerbaïdjan

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

La province a connu très tôt une tradition orale originale, mais les invasions arabe (viie s.) et perse (xie s.) favorisent une littérature de cour arabo-persane (poésie de Hagani et de Nizami) d'inspiration féodale et religieuse, tandis que l'azéri se cantonne dans le folklore (épopée de Kitabi Dede-Korkut, xve s.) jusqu'à ce que le déclin perse autorise son emploi littéraire (poésie de Nesimî et de Fuzuli). À partir du xvie s., l'élan de la création populaire (destan épiques) diffusée par les achoug (bardes itinérants) stimule dans la littérature écrite le goût du réalisme et, au xviiie, des thèmes sociaux apparaissent chez les poètes Vidadî et Vâkif. L'union à la Russie (xixe s.) concourt à un éveil national et social qui s'exprime dans la poésie de Mirza Sçefi Vazeh, le théâtre de Vezirov et d'Akhoundov, et la naissance de cercles et de revues progressistes, tel le Molla Nasreddin (1906-1931) de Mamedkoulizadé. L'ère soviétique voit fleurir une littérature d'édification socialiste, au théâtre (D. Djabarly, M. Ibraguimov), en poésie sous l'influence de Maïakovski (S. Vourgoun, S. Roustam, R. Rza) et dans le roman (Ordoubady, M. Goussein, S. Raguimov). Depuis 1960, une jeune génération de poètes (Nabi Khazri) et de prosateurs pose avec audace les problèmes économiques et moraux les plus aigus du monde rural (Aïlisli, I. Effendiev) ou citadin (Abbaszadé, Anar, Baïramov, R. Ibraguimbekov).