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Adam Asnyk

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète polonais (Kalisz 1838 – Cracovie 1897).

Il connaît les geôles de la Citadelle de Varsovie pour avoir conspiré contre l'occupant russe (1860), et termine ses études en sciences sociales à Paris et à Heidelberg. Il revient en Pologne pour participer à l'insurrection de 1863. Après l'échec de celle-ci, il retourne à Heidelberg où il soutient une thèse de philosophie. Son œuvre poétique exprime le pessimisme d'une génération qui paya un lourd tribu à l'insurrection de Janvier, connut une fin tragique, la déportation en Sibérie, l'exil. Le Rêve des tombeaux, 1864, évoque le lien des survivants solitaires parmi les étrangers avec les disparus, dénonce ceux qui sont restés passifs au nom de la raison d'État. Les vers de cette première époque (Poésies vol. 1 et 2, 1864-1872) s'inscrivent d'un point de vue stylistique dans la lignée de Slowacki et de Heine. À partir de 1880, Asnyk devient le poète du positivisme polonais adoptant une langue claire et simple, évitant les métaphores au bénéfice d'un style quasi journalistique. L'inspiration philosophique (Kant, Schopenhauer) domine dans ses Poésies vol. 3 (1880) et vol. 4 (1894) ; les 30 sonnets Au-dessus des profondeurs et le recueil, Dans les Tatras, y expriment le programme positiviste, s'inquiètent des questions sociales, appellent la jeunesse à la construction de l'avenir par un travail organique et à l'abandon de la nostalgie du passé. Si la poésie d'Asnyk est très appréciée du grand public au xixe et au xxe s., ses œuvres théâtrales sont passées inaperçues.