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János Arany

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète hongrois (Nagyszalonta, auj. Salonta, en Roumanie, 1817 – Budapest 1882).

Issu d'une famille sans fortune, Arany gagne sa vie comme comédien, puis comme instituteur et petit fonctionnaire municipal : c'est de cette époque que date son amitié légendaire avec le grand poète Sándor Petöfi. Une épopée humoristique, la Constitution perdue (1845), lui ouvre la carrière d'écrivain. Deux ans plus tard, il publie la première partie de sa trilogie épique Toldi, qui célèbre les exploits d'un personnage historique : Arany en fait un héros dont la force et la valeur sont au service des faibles et des opprimés, et qui, au nom de la justice, brave les puissants de la Cour. Combattant de la guerre de libération en 1848, bouleversé par la mort de son ami Sándor Petöfi, tué par les Russes au cours de la bataille de Segesvár, il devient, en 1851, professeur au lycée de Nagykörös et se voit comblé d'honneurs (membre de l'Académie des sciences de Hongrie, il en est nommé secrétaire général en 1865). Après avoir donné, en 1854, la deuxième partie de Toldi (Déclin de Toldi), il achève la trilogie, en 1879, avec la publication des Amours de Toldi. Arany est également l'auteur de nombreuses ballades plus ou moins directement inspirées par les événements politiques de son époque (Homère et Ossian, les Bardes du pays de Galles), par l'histoire de la Hongrie (Ladislas V) ou des faits divers (Appel). Un de ses contes épiques, la Mort de Buda (1864), contient la légende du « cerf magique », dont le motif principal est celui d'un très vieux conte hongrois. Pourchassé par deux frères, Hunor et Magyar, le cerf les conduit en Crimée où chacun épouse la fille d'un roi de la région, donnant ainsi naissance aux Huns et aux Magyars. Arany est également le traducteur de Shakespeare et d'Aristophane.