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Arabie saoudite

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

La poésie en Arabie est restée essentiellement classique et traditionnelle. Autour du chef de file autodidacte Muhammad 'Abdullah Ibn 'Athimin (1844-1943), des poètes, tels Sulayman Ibn Sahman (1852-1930), Dja'far al-Habuba (1896-1957), Hamza Chihata (1910-1972), chantèrent la gloire de la dynastie wahhabite et laissèrent des diwans exclusivement didactiques et religieux. D'autres, théologiens, tel 'Abd al-'Aziz al-Mubarak (1862-1940), collaborèrent au mouvement réformateur par des essais et des exégèses. La prose, d'inspiration classique également, est représentée par Hamid al-Damanhuri (1921-1965), romancier du monologue intérieur (Les jours passent, 1963), 'Abd al-'Aziz Muchri, nouvelliste plus lyrique (Mort sur l'eau, 1978), et Fu'ad Chakir (1910–?), essayiste et voyageur.

Le renouveau, influencé par l'école de l'émigration syro-libanaise (al-Mahdjar), est représenté par Muhammad 'Umar 'Arab, Ahmad Djamal, Muhammad Faqih, Muhammad 'Awad al-Dabib. Les essayistes, formés à l'école égyptienne d'al-'Aqqad et Taha Husayn, se laissent gagner par les courants européens, ainsi 'Abd al-Rahim, Abu Bakr, Ahmad al-Dabib et surtout Muhammad 'Abduh Yamani (la Main basse, 1979 ; la Fille de Hail, 1980).

La nouvelle génération de poètes « romantiques » a pour modèle Muhammad Surur al-Sabban (1862-1940). Certaines œuvres s'ouvrent timidement sur les problèmes sociaux et humains, notamment avec Hasan 'Abdullah, Abu 'Abd al-Rahman ibn 'Aqil, Ghazi al-Qusaybi, Muhammad Hachim Rachid, Ibn 'Ali al-Sanusi, Muhammad al-Qadi, Muhammad 'Abduh Gha-nim, 'Abdullah al-Faysal, Muhammad Zaydan, Fu'ad al-Mufti, 'Abd al-Salam Hachim Hafiz, 'Aziz Diya' et al-'Attar. C'est Hasan 'Abdullah al-Qurachi (né en 1925) qui s'impose avec une œuvre abondante (Cortèges des souvenirs ; Rythmes et suicidés ; le Cri du sang ; Mélodie bleue), tandis que perce une littérature féminine, dont la meilleure représentante est Amal Chata.

Une mention à part doit être réservée à un historien, Sulayman al-Dakhil (1877-1945), qui vécut longtemps en Iraq, à un publiciste, Hafiz Wahba (1889-1967), qui fut également le premier diplomate de son pays, et à un penseur contestataire et contesté, 'Abdullah al-Qusaymi (les Arabes, phénomène vocal, 1977), qui vit en exil. La presse joue un rôle capital dans l'évolution et la diffusion de la littérature, qu'elle soit quotidienne ou hebdomadaire (al-Madina, al-Riyad, al-Djazira), ou qu'elle s'exprime par des mensuels (al-Faysal, al-Madjalla al-'arabiyya) ou des revues spécialisées (al-Yamama, Iqra').