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Lars Ahlin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain suédois (Sundsvall 1915 – Stockholm 1997).

D'origine ouvrière et autodidacte, il est avant tout passionné par la peinture des conflits psychologiques et par les problèmes religieux que soulève, dans une perspective moderne, une vision du monde protestante. Tåbb et le Manifeste (1943) retint aussitôt l'attention du monde littéraire suédois par sa violente contestation de la société contemporaine. Tåbb, devenu victime du chômage, analyse ce qui fait la spécificité de son époque, période de transition entre un capitalisme déclinant et un socialisme encore utopique qui sacrifie l'individu au nom de l'avenir. Écorce et Feuilles (1961) brosse, dans un élan visionnaire qui rappelle Swedenborg, une autre critique de la culture occidentale, dans un style narratif vivant et coloré. Un composé de mysticisme, de polémique sociale, de naturalisme, anime les recueils de nouvelles (Nuls yeux ne m'attendent, 1944). Le personnage autobiographique du Grand Oubli réapparaît dans les quatre récits qui composent Ah ! les ramoneurs, les ramoneurs ! (1990).