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Abbê Gubagnâ

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain éthiopien d'expression amharique et anglaise (Bahr Dar 1934 – Addis-Abeba 1979 ou 1980).

Douze ans d'éducation traditionnelle au sein de l'Église éthiopienne (liturgie, art poétique, musique) précèdent son accès à la culture moderne. Fonctionnaire, journaliste, puis essentiellement écrivain, c'est l'auteur prolifique d'une œuvre variée : romans surtout, mais aussi poésie (où il se fait le défenseur des formes classiques), essai, théâtre. Nationaliste et progressiste, il critique la société impériale contemporaine et fait l'éloge de la société traditionnelle, qu'il idéalise. Très populaire dans les dernières années du règne de Hâyla Sellâsê, il eut maille à partir avec la censure et fut astreint à résidence pendant trois ans. Le contenu et la facture de son œuvre en prose répondent bien au goût du lecteur éthiopien : moralisante à souhait, simpliste jusqu'à transformer les personnages en allégories, écrite dans une langue accessible et se référant sans cesse à une expérience largement partagée des abus et de l'injustice, elle pouvait à juste titre inquiéter le pouvoir. Il eut l'idée originale de publier un recueil de discours officiels attribués à un homme politique imaginaire, dans un pays non précisé, pour mieux fustiger par contraste ce qui se passait en Éthiopie. Il a écrit directement en anglais une pièce de théâtre (la Fille sauvage, 1964) et un roman (Défiance, 1975).