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les frères de Montgolfier

Montgolfière
Montgolfière

Industriels et inventeurs français : Joseph (Vidalon-lès-Annonay, Ardèche, 1740-Balaruc-les-Bains, Hérault, 1810) et Étienne (Vidalon-lès-Annonay 1745-Serrières, Ardèche, 1799).

Issus d'une famille de papetiers de Vivarais comptant neuf enfants, Joseph et Étienne de Montgolfier sont indissociables dans l'invention du ballon à air chaud. Joseph, après d'assez médiocres études au collège d'Annonay, se passionne pour la physique, tout en rêvant de fabriquer une machine volante. Il entre dans la manufacture paternelle, près d'Annonay, qu'il abandonne bientôt pour fonder sa propre fabrique de papier à Voiron, en association avec son frère Augustin. Mais ses affaires végètent et, marié en 1770, il abandonne la direction de l'entreprise à sa femme, préférant en assurer seulement la représentation commerciale. Étienne, doué en mathématiques, étudie l'architecture avec Soufflot et pratique cet art jusqu'en 1772, avant de prendre la direction de l'affaire familiale. Il rénove la technique française de la papeterie, introduisant notamment les procédés hollandais et la fabrication du papier « vélin », encore inconnu en France.

De la papeterie à la montgolfière

En 1782, Joseph, en observant les mouvements qu'imprime la chaleur à une chemise tendue à sécher devant une cheminée, prend conscience de la force ascensionnelle de l'air chaud. Il construit une pièce parallélépipédique de taffetas, la place au-dessus d'un réchaud et constate qu'elle bondit vers le plafond. Désormais convaincu qu'une enveloppe remplie d'air chaud doit être capable de s'élever dans l'atmosphère, il va s'employer à concrétiser ce projet avec son frère Étienne. Après une première expérience, très concluante, faite avec un parallélépipède de soie qu'ils emplissent d'air chaud obtenu en brûlant un mélange de paille mouillée et de laine, les deux frères parviennent à faire s'élever dans l'air un ballon d'environ 20 m3.

Des vols historiques

À l'occasion de l'assemblée des états du Vivarais à Annonay, le 4 juin 1783, les frères Montgolfier connaissent un nouveau succès, avec un aérostat de 900 m3. Puis, mandés à Paris, ils lancent, le 19 septembre à Versailles, devant le roi et la cour, une de leurs montgolfières à air chaud, à laquelle est suspendue une cage d'osier renfermant un coq, un canard et un mouton. L'aérostat atteint une altitude de 600 m et redescend se poser à près d'une lieue de son point de départ, avec ses passagers sains et saufs. Louis XVI consent alors à accorder son autorisation pour le premier vol humain, qu'accomplissent le 21 novembre 1783, au-dessus de Paris, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes. Les vols vont ensuite se multiplier et Joseph de Montgolfier effectue lui-même une ascension avec six autres passagers, à Lyon, le 19 janvier 1784.

Les deux frères abandonnent ensuite l'aéronautique. Étienne se consacre à l'entreprise familiale, dont il devient propriétaire en 1787 ; il est admis à l'Académie des sciences en 1796. Joseph s'illustre encore par plusieurs inventions, dont la principale est le « bélier hydraulique » (1792), une machine qui, grâce à des soupapes, permet d'élever l'eau à plusieurs mètres. Après la Révolution, il se retire des affaires et s'établit à Paris. Il est nommé sous l'Empire administrateur du Conservatoire des arts et métiers et élu à l'Académie des sciences en 1807.