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Sixteen Horsepower

Groupe américain de rock-folk formé en 1993 à Denver par David Eugene Edwards (chant, divers instruments), Jean-Yves Tola (batterie) et Ken Soll (basse).

Quand est sorti Sackcloth 'n' Ashes, le premier album des Sixteen Horsepower, en 1996 (un EP six-titres éponyme, datant de 1995), n'avait pas alors franchi l'Atlantique), la France, toujours prompte à accueillir à bras ouverts – et avant tout le monde – les incarnations rock les plus illuminée (Cramps, Iggy Pop, Fleshtones, Gun Club, Nick Cave, etc.), s'empresse d'en faire ses nouveaux héros. À raison. La musique composée par David Eugene Edwards, le leader charismatique du trio, et ses deux acolytes (dont un Français, Jean-Yves Tola) est sans commune mesure avec ses contemporains. Un chant hanté qui n'est pas sans rappeler Jeffrey Lee Pierce du Gun Club, des textes illuminés parfois proches des Violent Femmes et, surtout, ô combien surtout, cette musique torturée, distendue, poisseuse, basée sur une instrumentation bigarrée (lap steel, banjo, bandonéon…) et des atmosphères pour le moins tendues et oppressantes, à la limite du gothique parfois.

Après être passé de trio à quatuor et avoir sorti un second disque (Low Estate, 1997), aussi furieusement coincé entre une singulière et inédite « folkatittude » et une visite hallucinée (et hallucinante) des sentiers abandonnés de l'inconscient américain, le groupe tourne sans cesse. En France, Noir Désir les invite à partager sa tournée, puis enregistre avec eux deux reprises : une incroyable version de « The Partisan » de Leonard Cohen, ainsi qu'un jet brut et sans fioritures du « Fire Spirit » de Gun Club, on reste en famille ! Ces deux enregistrements, ainsi qu'un inédit, sont ajoutés à Low Estate, qui ressort donc, suivi à quelques encablures par Secret South (2000), une autre perle noire.

La suite est plus confuse, bien que la qualité demeure au rendez-vous. Le groupe est fatigué de nombreuses années de tournées ininterrompues et se montre moins soudé. Un live, jusqu'alors vendu après les concerts (Hoarse, 2001), est commercialisé, puis un disque plus léger, fait un peu à la va-vite (Folklore, 2002), prétexte à une nouvelle tournée, et enfin une collection d'enregistrements des premières années (1993-1994), sessions studio et live (Olden, 2003).

Parallèlement, David Eugene Edwards a monté le projet Woven Hand, pour lequel, quasiment seul au gouvernail, il a sorti trois disques tout aussi illuminés, si ce n'est plus (Woven Hand, Blush Music et Consider The Birds, respectivement en 2002, 2003 et 2004), pendant que ses deux camarades frenchies (Tola et Pascal Humbert, présent depuis Low Estate) formaient Lilium, groupe indie moins percutant.