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Les Garçons Bouchers

Groupe français de rock alternatif formé à l'automne 1985 à Paris autour de François « Zharbi » Hadji-Lazaro (textes, violon, accordéon, flûte, guitare, harmonica, saxophone, chœurs, programmations claviers et boîte à rythmes), avec Henri « Riton Mitzouko » Escudier (basse, guitare, chœurs), « Lizt » Eric Dabda (chant), Daniel « Belleavoine » Hennion (guitare, basse, chœurs) et Blank « Neige et ses sept mains » (guitare, chœurs, production).

C'est lors d'un premier concert au Gibus, temple parisien de la mouvance punk-rock, que les Garçons Bouchers se font connaître. Et malgré (ou grâce à) une musique peu en accord avec les canons du genre, malgré l'utilisation d'instruments inhabituels, malgré leur physique ingrat et leur humour grinçant, malgré le côté dévastateur de leurs prestations scéniques, ils arriveront peu à peu à s'attirer la sympathie d'un public grandissant, grâce à un répertoire intégralement en français, où se mêlent poésie brute, autodérision et constats de société. Après une cassette, vendue presque sous le manteau, et un 45 tours, où figure un véritable hymne, la Bière, ils passent à la vitesse supérieure en créant leur propre label (Boucherie Productions) pour enregistrer leur premier album. Quelques propos assassins, une analyse aiguë de notre société, des initiatives souvent hardies en tant que producteurs-organisateurs ainsi qu'un clip « saignant » (la promo du deuxième album se fit en offrant des rôtis !) en firent rapidement le groupe le plus médiatisé du rock français. Terme qu'ils n'aiment pas trop, d'ailleurs, lorsque l'on parle d'eux, lui préférant celui de chanson populaire. Il en va de même avec le mot « alternatif » — trop restrictif à leurs yeux — affectionnant plutôt celui d'« indépendant ». Leur culte rabelaisien de la bonne chère et du bon vin les vit adopter plusieurs années consécutives une forme de promotion inhabituelle dans ce milieu : offrir des bouteilles de la « cuvée des Garçons Bouchers » (cépage gamay des Pays de Loire).

Les Gargantuas du rock. Malgré une réduction progressive puis un remaniement de personnel — arrivée d'une section de cuivres, d'un nouveau chanteur (Sapu), d'un nouveau guitariste — les Garçons Bouchers n'en ont pas moins écumé l'Hexagone, amusé l'Europe francophone, sympathisé avec les Canadiens, visité Varsovie et Moscou pour enfin sidérer les Américains (qui apprécient leur reprise du Je ne regrette rien, d'Édith Piaf). Et si le jeune public d'aujourd'hui se sent plus concerné par la dance ou le rap, gageons que certains viticulteurs du Beaujolais leur gardent soigneusement quelques bouteilles au frais pour leur « tournée-dégustation » annuelle….