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Chicago Transit Authority

Groupe américain de rock formé en 1966 à Chicago, Illinois, autour de Terry Kath, mort en 1978, et Peter Cetera (guitares, chant), avec Robert Lamm (claviers), Danny Seraphine (batterie), Walter Parazaider et Walt Perry (saxophones), James Pankow (trombone) et Lee Loughnane (trompette).

Le succès de Blood, Sweat And Tears et d'Electric Flag donne l'idée à des musiciens de Chicago (initialement réunis sous le nom de Missing Links) de créer, au milieu des années 1960, un groupe de rock basé sur le même principe du big band : Chicago Transit Authority (du nom d'une compagnie de transports routiers), et sa fameuse section de cuivres, sera pendant des lustres la meilleure formation du genre. Après un premier album éponyme en 1969, Chicago enregistre l'année suivante un double disque fleuve (Chicago II) qui va rester dans l'histoire du rock… et dans les hit-parades des années durant. Sur une section rythmique puissante, des cuivres telluriques assènent un jazz-rock coloré et fort en gueule. I'm A Man (une reprise de Steve Winwood) ou 25 Or 6 To 4 font de ce groupe un véritable monstre sacré du rock américain.

Roulette russe. Fidèle à une présentation immuable (pas de titres pour les albums jusqu'en 1978, juste des numéros, avec une pochette déclinant chaque fois le logo), Chicago va enregistrer 21 disques jusqu'en 1991, au fil d'une carrière en dents de scie (à côté de chefs-d'œuvre musclés, Chicago peut être capable de signer la pire soupe qui soit). La mort tragique de Terry Kath, le 23 janvier 1978, en nettoyant un fusil de chasse (la légende voulut que ce soit lors d'une partie de roulette russe), sonne le glas de ce géant du rock. Malgré quelques tubes fulgurants (If You Leave Me Now en 1979, Hard To Say I'm Sorry en 1982), la formation s'épuise, victime de remaniements incessants. Pour ne rien arranger, Peter Cetera, véritable âme du groupe, consacre le plus clair de son temps à sa carrière solo, délaissant une belle machine au bord du gouffre dans la deuxième partie des années 1980. Le temps des dinosaures semble alors soudain bien révolu.