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les Sept Samouraïs

Shichinin no samurai

Film d'aventures d'Akira Kurosawa, avec Takashi Shimura (Kambei), Toshiro Mifune (Kikuchiyo), Yoshio Inaba (Gorobei), Ko Kimuka (Katsushiro), Daisuke Kato (Sichirojè), Seiji Miyaguchi (Kyuzo), Minoru Chiaki (Heihachi), Kamatari Fujiwara (Manzo), Kuninori Kodo (Gisaku).

  • Scénario : Shinobu Hashimoto, Hideo Oguni, Akira Kurosawa
  • Photographie : Asakazu Nakai
  • Décor : So Matsuyama
  • Musique : Fumio Hayasaka
  • Montage : A. Kurosawa
  • Production : Shojiro Mokoki (Tōhō)
  • Pays : Japon
  • Date de sortie : 1954
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 2 h 40
  • Prix : Oscar du meilleur film étranger 1955

Résumé

Un village du Japon de la fin du xvie siècle, déchiré par la guerre civile. Les paysans, harcelés par des bandits qui pillent, violent et tuent, décident, à l'instar d'autres bourgades, d'engager pour leur défense quelques samouraïs. Kambei, aidé de son disciple Katsushiro, recrute quatre soldats errants suivis d'un demi-fou, Kikuchiyo, qui saura établir un climat de confiance avec les paysans. Ceux-ci, soumis à un entraînement intensif, préparent la défense du village. Au cours d'une reconnaissance, trois bandits sont tués. L'assaut final, d'une violence et d'une férocité extrêmes, laisse l'avantage aux villageois, et les bandits sont mis en déroute. Trois samouraïs sont morts et les survivants reprennent leur vie errante alors que les paysans retournent à leurs tâches quotidiennes. Katsushiro, amoureux de la fille d'un paysan, reste au village.

Commentaire

Un western japonais

Kurosawa contribua largement à faire connaître le cinéma japonais en Occident après la Seconde Guerre mondiale. La portée universelle de ses films, dont les sujets sont immédiatement accessibles, explique le succès commercial de ce cinéaste, par ailleurs ambitieux et rigoureux, dans nos contrées. Ce que confirme les Sept Samouraïs (on a pu parler de western, et de l'influence de John Ford) dont Hollywood, en 1960, fit un « remake », les Sept Mercenaires. Cependant, le sujet n'est pas seul en cause. Le film présente d'indéniables qualités : une remarquable direction d'acteurs précise et efficace, une mise en scène utilisant pour les séquences de combat plusieurs caméras sous divers angles, un montage rapide accélérant l'action et se distinguant du cinéma japonais d'alors, lent et stylisé. Les Sept Samouraïs est donc un film de mouvement, intense et violent, mais l'humour est souvent présent à travers le personnage de Kikuchiyo, l'innocent, qui mourra héroïquement lors de l'assaut final. Les samouraïs, nobles guerriers errants, par leur bravoure et leurs sacrifices apportent la paix au peuple. C'est sans doute là le message de ce très beau film.