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le Mécano de la « Général »

The General

Comédie de Buster Keaton et Clyde Bruckman, avec Buster Keaton (Johnnie Gray), Marion Mack (Annabelle Lee), Charles Smith (son père), Frank Barnes (son frère), Glenn Cavender (capitaine Anderson), Jim Farley (général nordiste Thatcher), Frederick Vroom (général sudiste), Frank Hagney (sergent recruteur), Joe Keaton, Mike Donlin, Tom Nawn.

  • Scénario : Al Boasberg, Charles Smith, d'après B. Keaton, C. Bruckman, William Pittenger
  • Photographie : J. Devereux Jennings, Bert Haines
  • Décor : Fred Gabourie
  • Montage : J. Sherman Kell, Harry Barnes
  • Production : United Artists
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1926
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 2 287 m (environ 1 h 47)

Résumé

Johnnie Gray a deux amours : sa locomotive, la Général, et sa petite amie, Annabelle Lee. Quand éclate la guerre de Sécession, il ne peut s'engager dans l'armée sudiste : il est plus utile dans son métier. Annabelle et sa famille le croient lâche et le rejettent. Un an plus tard, alors que la jeune fille se rend au chevet de son père à bord du train conduit par Johnnie, le convoi est subtilisé par des espions nordistes. Johnnie part alors à la poursuite conjointe d'Annabelle et de la Général, jusqu'en plein cœur des lignes nordistes. Là, il découvre les plans de l'ennemi, récupère jeune fille et locomotive, sauve la Confédération et ramène un général nordiste prisonnier : gloire et amour le récompensent.

Commentaire

Un mécanisme d'horlogerie

Fort justement considéré comme le chef-d'œuvre de Keaton, voire du cinéma burlesque, ce film repose sur des faits authentiques, relatés sur le mode dramatique par un soldat nordiste. Un souci scrupuleux de vérité historique et une mise en scène d'une ampleur digne de Griffith lui donnent un accent d'authenticité rare dans le genre : la guerre n'est pas une toile de fond, mais partie intégrante de l'action, de la même façon que le patriotisme de Johnnie est inséparable de ses amours. La parfaite rigueur du scénario, avec son aller et son retour totalement symétriques, confirme la conception esthétique du cinéaste : « Un film comique s'assemble avec la même précision que les rouages d'une montre ». C'est l'œuvre aussi bien d'un architecte que d'un chorégraphe. Cette géométrie dans l'espace et en mouvement qu'est la mise en scène de Keaton trouve ici son plus haut degré d'accomplissement. Les principes de trajectoire et de déplacement qui sont au cœur du comique et du gag keatoniens se prolongent naturellement dans le double trajet qui structure le film. Le réalisme du point de départ et de la reconstitution historique (dont le refus de tout plan de studio, toile peinte ou transparence) empêchent cette mécanique de virer à l'abstraction desséchante : gags et situations sont toujours issus de l'action conjuguée du mouvement du corps de l'acteur ou de ses véhicules (locomotive, draisine, wagons, canon, etc.) et des éléments naturels. Si les gags se répondent de l'une à l'autre partie, leur comique se renforce de subtiles variations qui ne font qu'augmenter notre plaisir à chaque vision.

Un remake « sérieux » a été réalisé par :

Francis D. Lyon, intitulé l'Infernale Poursuite (The Great Locomotive Chase), avec Fess Parker, Jeffrey Hunter, Jeff York.

  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1956
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 25