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le Manuscrit trouvé à Saragosse

Rekopis znaleziony w Saragosie

Film fantastique de Wojciech Jerzy Has, avec Zbigniew Cybulski (Alfons Van Worden), Iga Cembrzynska (Emina), Joanna Zedryka (Zibelda), Kazimierz Opalyński (l'ermite), Slawomir Linder (le père de van Worden), Miroslawa Lombardo (Doña Uracca), Barbara Krafftówna (Camilla), Pola Raksa (Inezilla), Beata Tiszkiewicz (Doña Rebecca).

  • Scénario : Tadeusz Kwiatkowski, d'après le roman de Jan Potocki
  • Photographie : Mieczyslaw Jahoda
  • Décor : Jerzy Skarzynski, Tadeusz Myszorek
  • Costumes : Lidia et Jerzy Skarzynski
  • Musique : Krzysztof Penderecki
  • Production : Ensemble « Kamera », Films Polski
  • Pays : Pologne
  • Date de sortie : 1964
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 3 h 05

Résumé

Le jeune Alfons Van Worden, capitaine des gardes wallonnes au service du roi d'Espagne, en route pour Madrid, passe la nuit dans une auberge de la sierra. Il y fait la connaissance de deux princesses mauresques, Emina et Zibelda, qui lui révèlent qu'il est promis aux plus hautes destinées, mais qu'il devra se soumettre à une série d'épreuves pour démontrer son courage, sa loyauté et son sens de l'honneur. Il se trouve dès lors mêlé à des événements de plus en plus inattendus et surprenants : il est en proie à des possédés et à des sorcières, interrogé par des représentants de l'Inquisition, astreint à l'enseignement d'un kabbaliste et d'un mathématicien. Dans la seconde partie du film, d'autres personnages insolites animent des « récits madrilènes » dans un tourbillon d'aventures jusqu'à la révélation finale.

Commentaire

Le labyrinthe des merveilles

Le comte Jan Potocki (1761-1815), savant et voyageur, éminent représentant du siècle des Lumières, a écrit en français vers la fin de sa vie ce vaste récit romanesque, où l'on peut voir une parabole philosophique sur la lutte du rationalisme contre la superstition. Dans cette œuvre où l'Histoire ne sert que de décor à l'imaginaire, il a mêlé le réalisme et le fantastique, le rêve et la féerie, le suspense et l'humour, la truculence picaresque et l'invention « surréaliste ». Le réalisateur en a parfaitement rendu le foisonnement et le délire visionnaire dans une construction à tiroirs, où les récits s'emboîtent les uns dans les autres en un parcours labyrinthique qui ne cesse de tenir en haleine et d'émerveiller par ses trouvailles visuelles et ses rebondissements dramatiques.