En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

le Journal d'une fille perdue Das Tagebuch einer Verlorenen ou Trois Pages d'un journal

Das Tagebuch einer Verlorenen

Drame de Georg Wilhelm Pabst, avec Louise Brooks (Thymiane), Joseph Rovens (le pharmacien Henning), Fritz Rasp (Meinert), André Roanne (Osdorff).

  • Scénario : Rudolf Leonhardt, d'après le roman de Margaret Boehme
  • Photographie : Sepp Algeier
  • Décor : Ernö Metzner
  • Pays : Allemagne
  • Date de sortie : 1929
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 2 863 m (environ 1 h 45)

Résumé

La fille d'un pharmacien est pratiquement violée par un préparateur libidineux. Elle devient fille-mère et ses parents la mettent dans une maison de correction après s'être arrangés avec le préparateur. Elle s'en échappe et trouve asile dans un bordel. Elle épouse un millionnaire qui l'emmène faire ses charités dans l'institut même où elle avait dû subir les sévices d'une dame patronnesse sadique.

Commentaire

Après le sommet que fut Loulou dans son œuvre, Pabst retrouve dans ce film Louise Brooks, dont il capta mieux que quiconque la féminité si particulière, qui semblait subir les événements mais qui par sa seule présence passive en changeait le cours. Si Loulou était d'un réalisme un peu décoratif, nimbé de nuit aux couleurs d'un rêve opalescent, le Journal d'une fille perdue se veut plus cru et plus diurne, le réalisme social y prenant une importance plus documentaire (tendance qui s'accentuera dans ses films parlants). Mais le goût de Pabst pour les effets de clairs-obscurs et les ambiances « particulières » persiste, ce qui situe bien ce cinéaste au confluent des influences de Stroheim et de Sternberg. Le film est un violent constat social teinté de fascination pour le spectacle des aberrations qu'il dévoile, et son portrait d'une jeune fille qui ne demandait qu'à être et dont les rouages sociaux gâchent la vie et la jeunesse est touchant au possible.