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la Vérité si je mens !

Comédie de Thomas Gilou, avec Richard Anconina (Eddie), Amira Casar (Sandra Benzakem), Vincent Elbaz (Dov), Richard Bohringer (Victor Benzakem), José Garcia (Serge), Gilbert Melki (Patrick).

  • Scénario : Michel Munz, Gérard Bitton
  • Photographie : Jean-Jacques Bouhon
  • Musique : Gérard Presgurvic
  • Montage : Nathalie Hubert
  • Pays : France
  • Date de sortie : 1997
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 40

Résumé

Un « pathos » au chômage est pris pour un coreligionnaire par les commerçants juifs du Sentier, qui lui trouvent aussitôt un petit travail. De malentendus en quiproquos, il ne parvient pas à faire savoir qu'il n'est pas juif et finit par se résigner à vivre dans l'imposture car les choses vont bien pour lui : il réussit dans le commerce et bénéficie de la confiance totale de son patron. Seulement voilà : il tombe amoureux de la fille de ce dernier. Les ennuis vont commencer.

Commentaire

Après Black Mic-Mac et Raï, Thomas Gilou poursuit sa description ethno-cinématographique des minorités françaises. S'attaquer au sujet des juifs séfarades du Sentier était une entreprise difficile, mais il s'en est bien sorti puisque la communauté juive a constitué les premiers bataillons enthousiastes des foules qui sont allées voir ce film. Son atout principal : il fait rire. Il y parvient en forçant le trait : il reprend tous les stéréotypes qui s'attachent aux juifs pieds-noirs (d'ailleurs abondamment repris dans les histoires juives) et les amplifie. Et comme malgré cela ses personnages ne cessent pas d'être drôles, chaleureux et sympathiques, les stéréotypes se trouvent dédramatisés, désacralisés et deviennent de simples ressorts comiques. Rouerie supplémentaire destinée à décourager un peu plus toute interprétation raciste : les acteurs les plus outrancièrement « juifs pieds-noirs » sont d'origine arabe alors que le rôle du « pathos » est tenu par Richard Anconina qui, lui, est bel et bien juif d'origine tunisienne !