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la Fureur de vivre

Rebel Without a Cause

James Dean
James Dean

Drame de Nicholas Ray, avec James Dean (Jim Stark), Natalie Wood (Judy), Jim Backus (le père de Jim), Ann Doran (sa mère), Sal Mineo (Plato), Corey Allen (Buzz), Dennis Hopper, Rochelle Hudson, William Hopper.

  • Scénario : Stewart Stern, d'après N. Ray
  • Photographie : Ernest Haller
  • Décor : William Wallace
  • Musique : Leonard Rosenman
  • Montage : William Ziegler
  • Production : David Weisbart (Warner Bros)
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1955
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 48

Résumé

Arrivé depuis peu dans une petite ville universitaire, Jim, adolescent trop gâté, rêve de devenir un homme. Au poste de police où il a été conduit après une nuit de beuverie, il rencontre Judy, une jeune fille privée d'affection parentale. Pour la conquérir, il affronte jusqu'à un risque mortel la bande de désaxés dont elle est l'égérie. Dans le même temps, il prend sous sa protection Plato, orphelin richissime et angoissé, qui possède un revolver et joue avec l'idée de s'en servir. Tous trois s'isolent du monde dans une villa fantomatique. Mais, tandis que la tendresse de Judy apaise Jim révolté contre ses parents, Plato apprend que la bande cherche à venger la mort accidentelle de son chef. Affolé, il s'enferme dans l'université : Jim se dévoue pour l'en faire sortir, mais, par erreur, la police abat Plato.

Commentaire

Entre chien et loup

Ce film qui consacra la gloire de James Dean la dépasse. Il est plus que la peinture de la jeunesse américaine à une époque de modernisation (la famille de Jim est symboliquement confrontée à des déménagements perpétuels, et donc à des changements de programmes scolaires, le père soumis à la mère apparaît comme une figure archaïque que Jim essaie pathétiquement de réanimer). Ici, Nicholas Ray exploite avec maîtrise ses motifs favoris : difficulté de communication, peinture des amours commençantes, fascination du crépuscule. C'est entre chien et loup, ou dans la nuit équivoque de la villa, que ses personnages rencontrent à la fois leur plus grande inquiétude et leur raison de vivre. Le film s'achève à l'aube, sur une happy end douteuse où Nicholas Ray joue lui-même le professeur qui arrive pour l'ouverture de l'université. Le drame humain a pour toile de fond une interrogation cosmique, suggérée lors de la course sur la falaise et surtout par l'admirable scène du planétarium. La Fureur de vivre reste aussi l'un des films les plus passionnants du cinéaste sur le plan formel : découpage de l'espace du Scope (où se sent l'influence de son maître en architecture, Frank Lloyd Wright), emploi signifiant de la couleur (la robe rouge de Natalie Wood est restée célèbre), lyrisme des principaux interprètes et reprise de ce lyrisme par la seule mise en scène.