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Volte / Face

Face / Off

Film policier de John Woo, avec John Travolta (Sean Archer), Nicolas Cage (Castor Troy), Alessandro Nivola (Pollux Troy), Joan Allen (Eve Archer).

  • Scénario : Mike Werb, Michael Colleary
  • Photographie : Olivier Wood
  • Décor : Neil Spisak
  • Musique : John Powell
  • Montage : Christian Wagner
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1997
  • Son : couleurs
  • Durée : 2 h 19

Résumé

Sean Archer, chef d'une unité antiterroriste, se fait modeler au laser le visage du redoutable Troy, qui se trouve entre les mains de la police et dans le coma. But de la manœuvre : se faire prendre pour Troy par le frère du susdit, qui est lui aussi prisonnier de la police, et refuse d'indiquer où son frère a dissimulé une bombe à retardement. Mais voilà-t-y pas que Troy sort du coma et oblige les chirurgiens qui ont donné son visage à Archer à lui donner celui d'Archer ! Comme Troy prend la précaution de supprimer tous les acteurs et témoins des deux opérations, plus personne n'est en mesure d'attester qu'Archer n'est pas Troy. Commence alors l'affrontement du faux Troy et du faux Archer, mais, cette fois-ci, le criminel est à la tête de la police et le policier a la tête du criminel ! Qu'on se rassure, tout finira bien, mais il y aura de la casse.

Commentaire

Le film de John Woo met les nerfs du spectateur à rude épreuve ! Il est déjà déconcertant de voir un acteur habituellement voué aux rôles de « gentil » incarner dans un film un personnage de « méchant », aussi, quand le changement intervient en cours de film, l'inconfort est poussé à son maximum. On s'est tellement mis du côté de Travolta-Archer pendant la première partie du film, que l'on a du mal à ne pas conserver un brin de sympathie résiduelle pour le Travolta-Troy, tout comme l'on se défie instinctivement du Cage transformé en Archer du bien. Ainsi le paradoxe du comédien se trouve pour ainsi dire redoublé, car l'acteur est – et n'est pas – le personnage qu'il incarne, tout en étant – et en n'étant pas – son contraire. Vertigineuse spirale, où les frontières des personnages s'estompent dans un jeu de masques et de miroirs qui pose, en définitive, la question de l'identité : à partir de quel degré de changement physique cesse-t-on d'être soi-même sous le regard des autres et donc à ses propres yeux aussi ? En hyperbolisant ainsi le nez de Cléopâtre pascalien, John Woo brouille les repères, mine les frontières les plus établies, pour mieux nous livrer, sans défense, à la magie d'un film d'action superbement chorégraphié.