Montauban, 1944. Alors qu'il vient aux nouvelles de ses proches repliés, par mesure de sécurité, dans le château familial, le chirurgien Julien Dandieu est soudain confronté à l'horreur : les Allemands, battant en retraite, ont massacré tous les villageois, sa famille comprise. Ivre de douleur et fort de sa connaissance des lieux, il va exterminer un à un au fusil à chevrotine les assassins encore présents.
Inspiré des événements tragiques d'Oradour-sur-Glane, le Vieux Fusil joue sur les ressorts viscéraux de l'homme brutalement plongé dans l'abjection absolue. Le caractère ambigu de cette vengeance expiatoire est contrebalancé par la description sensible que d'incessants flash-back font de la personnalité de Julien Dandieu. Évoquant à la fois le western par son thème et la tragédie par l'unité de lieu, d'action et de temps, le Vieux Fusil doit une grande part de son immense succès à la performance bouleversante de Philippe Noiret.