Le comte Danilo est envoyé à Paris par le roi de Marshovie pour séduire la riche veuve Sonia et faire revenir ses capitaux au pays. Il s'éprend d'une fille rencontrée chez Maxim's qui n'est autre que Sonia.
Du livret de la célèbre opérette, Lubitsch, comme Stroheim avant lui, n'a gardé qu'une vague trame, amplement remaniée pour s'adapter à sa vision personnelle. Sous l'étincelant vernis de la comédie sophistiquée, percent la cruauté des duperies amoureuses, l'ironie de la confusion des sentiments. Tous les gags soulignent d'ailleurs cette duplicité des apparences, tandis que le style visuel de Lubitsch se déploie avec une invention et un luxe inégalés, notamment dans les séquences dansées. Dernier film et chef-d'œuvre du cycle musical du cinéaste (quatre films avant celui-ci, pour la Paramount, avec Chevalier et/ou MacDonald), la Veuve joyeuse avait été produit par l'enfant terrible de la M.G.M., Irving Thalberg, avec un budget colossal. Un des films les plus chers réalisés jusqu'alors, il fut considéré à sa sortie comme un prestigieux échec commercial.
Parallèlement, le cinéaste réalise une version françaisesur des dialogues de MarcelAchard , avec Maurice Chevalier, Jeanette MacDonald, Marcel Vallée, Danièle Parola, André Berley.