Drame de Maurice Pialat, avec Jacques Dutronc (Van Gogh), Gérard Séty (le docteur Gachet), Alexandra London (Marguerite Gachet), Corinne Bourdon (Jo), Bernard Le Coq (Théo), Elsa Zylberstein (Cathy), Leslie Azzoulai (Adeline Ravoux), Chantal Barbarit (Mme Chevalier).
Scénario : Maurice Pialat
Photographie : Emmanuel Machuel, Gilles Henry
Décor : Philippe Pallut, Katia Vischkof
Musique : Compilation
Montage : Yann Dedet, Nathalie Hubert
Pays : France
Date de sortie : 1991
Technique : couleurs
Durée : 2 h 35
Quittant l'asile de Saint-Rémy-de-Provence, Vincent Van Gogh se rend à Auvers-sur-Oise pour s'y soigner et pour peindre. Il est accueilli par le docteur Gachet, un amateur d'art éclairé. Malgré la sollicitude d'un entourage chaleureux, les attentions de la fille du docteur Gachet, le peintre ne trouve pas l'équilibre.
Ce n'est pas une biographie, mais l'évocation des derniers jours de Van Gogh. Le cinéaste ne cherche nullement à glorifier le génie de l'artiste, il raconte les désarrois d'un homme fragile, incompris parce qu'incompréhensible, hésitant constamment. C'est une vision nouvelle du peintre qui nous est proposée ici. Elle a été contestée (par rapport à la vérité historique, d'ailleurs obscure). Mais ce qui est incontestable, c'est la maîtrise, le talent, la hardiesse du cinéaste qui rompt avec les conventions du genre. Certaines scènes sont inoubliables. D'autres, qui relèvent de l'exercice de style, impressionnent.