En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Tous en scène

The Band Wagon

Comédie musicale de Vincente Minnelli, avec Fred Astaire (Tony Hunter), Cyd Charisse (Gaby Gérard), Jack Buchanan (Jeffrey Cordova), Oscar Levant (Lester Marton), Nanette Fabray (Lily Marton), Ava Gardner (dans son propre rôle).

  • Scénario : Betty Comden, Adolph Green
  • Photographie : Harry Jackson
  • Décor : Cedric Gibbons, Preston Ames, Edwin B. Willis, Keogh Cleason
  • Musique : Adolph Deutsch
  • Chorégraphie : Michael Kidd
  • Montage : Albert Akst
  • Production : Arthur Freed (M.G.M.)
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1953
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 52

Résumé

Ex-étoile de films musicaux oubliés, Tony Hunter arrive à New York dans l'indifférence générale. Ses vieux amis, Lily et Lester, lui décrochent le rôle de Faust dans une comédie musicale « nouveau style », mise en scène, à Broadway, par Jeffrey Cordova. Gaby Gérard, danseuse classique en pleine gloire, accepte d'être sa partenaire, dans la mesure où le poste de chorégraphe est confié à son imprésario et amant, Paul Byrd. Tony a du mal à s'entendre avec elle, et la première est un désastre. Il décide alors de vendre ses tableaux de maître et de remonter le spectacle. Seul Byrd refuse et Gaby rompt avec lui. Le nouveau spectacle, rodé dans plusieurs villes, triomphe à New York. Après la première, la troupe fête Tony et Gaby lui avoue son amour.

Commentaire

Créer un univers

Écrite en 1931, la revue du même titre, créée par Fred Astaire et sa sœur Adèle, manquait d'une intrigue. Fred Astaire étant intéressé par son adaptation, les scénaristes jouèrent sur le décalage temporel, imaginant un Astaire oublié du public, et en firent un film sur le monde du musical. Minnelli réalisa à la fois une des grandes comédies musicales modernes de la M.G.M. et une admirable réflexion sur l'artiste et le spectacle. L'un des charmes du film tient à cet autoportrait du monde du spectacle : ainsi, le couple des Marton, interprété par Oscar Levant et Nanette Fabray, renvoie directement aux scénaristes du film, Adolph Green et Betty Comden, spécialistes du genre. De la même façon, le danseur-metteur en scène Tony Hunter exprime les conceptions du spectacle propres à Minnelli.

Minnelli se moque des artifices (fumées, scènes tournantes…) que certains spectacles plaquent extérieurement sur une intrigue indifférente. Ici, c'est la rêverie des personnages qui engendre naturellement les décors et se prolonge directement dans le mouvement de la danse, de la musique et du chant. C'est pourquoi les personnages des grandes comédies musicales de Minnelli ne peuvent être que des gens du spectacle. Loin d'opposer la vie au rêve, il les fait communiquer, se nourrir sans cesse l'un de l'autre. L'univers du genre est celui de la convention et de l'illusion. Si les numéros musicaux, dont certains sont devenus des morceaux d'anthologie (That's Entertainment, Dancing in the Dark, Triplets ou Girl Hunt), ont une beauté en soi, ils ne prennent leur véritable force émotionnelle que dans le contexte du film. La profession de foi du cinéaste est livrée par une phrase : « Nous entrons avec un rêve et ressortirons avec un spectacle. Avec quatre murs et une lampe, on peut créer un univers ».