Malgré son remariage avec une femme-enfant qu'il laisse vierge, un veuf reste épris d'une actrice mûrissante. La délaissée finira par séduire innocemment son beau-fils. Autour de ce trio « circulent » d'autres couples : l'amant en titre de l'actrice et son irascible épouse, ainsi qu'une délicieuse soubrette et un majordome.
L'action nouée à la ville se résoudra finalement au cours d'une nuit de la Saint-Jean, dans un château où la beuverie fait croire à quelques sortilèges et où les lits truqués du XVIIIe siècle se montrent au bon moment. Une fausse partie de roulette russe évitera le drame. Le jeu un peu appuyé des interprètes masculins est compensé par le charme des actrices et la luminosité de la photo. Nourri de souvenirs explicites de Shakespeare, de Marivaux, de Feydeau et surtout de la Règle du jeu de Renoir, ce film fort plaisant « révéla » Bergman (déjà auteur de quinze films) à Cannes à la surprise du cinéaste, qui le considérait comme une œuvrette mineure.