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Rivière sans retour

River of No Return

Western d'Otto Preminger, avec Robert Mitchum (Matt Calder), Marilyn Monroe (Kay), Rory Calhoun (Harry Weston), Tommy Rettig (Mark Calder), Murvyn Vye (Dave Colby), Douglas Spencer (Sam Benson), Ed Hinton (le joueur), Don Beddoe (Ben), Will Wright (le commerçant), Arthur Shields (le pasteur).

  • Scénario : Frank Fenton, Louis Lantz
  • Photographie : Joseph LaShelle
  • Décor : Lyle Wheeler, Addison Hehr
  • Musique : Cyril J. Mockridge
  • Chansons : Lionel Newman, Ken Darby, interprétées par Tennessee Ernie Ford (générique) et Marilyn Monroe
  • Montage : Louis R. Loeffler
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1954
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 31

Résumé

Canada, 1875. Le fermier Matt Calder a passé plusieurs années en prison pour avoir tué l'homme qui menaçait son meilleur ami. Il retrouve son fils Mark, 10 ans, dans un village de prospecteurs, où une chanteuse de saloon, Kay, l'a recueilli. Matt et l'enfant retournent sur leurs terres, tandis que Kay et son amant Harry Weston descendent en radeau vers Council City afin de prendre possession d'une mine d'or que Harry a gagnée frauduleusement au poker. Matt sauve le couple de la noyade, mais Harry disparaît après lui avoir volé son cheval. C'est alors que les Indiens attaquent. Matt embarque sur le radeau avec Kay et Mark pour tenter la descente de la Rivière sans Retour…

Commentaire

Cinéaste urbain par excellence, Otto Preminger n'avait aucune affinité particulière avec le western, mais son unique incursion dans le genre n'en est pas moins une réussite. Ce film de commande, destiné à promouvoir le tout nouveau procédé CinémaScope (et les atouts d'une Marilyn Monroe en pleine ascension) remplit scrupuleusement son contrat. La maîtrise du cadre s'impose dès le prégénérique ; les scènes de saloon exploitent avec aisance toutes les ressources de l'écran large, et l'usage de la grue – si chère au cinéaste – y est particulièrement brillant. L'intrigue accumule généreusement les péripéties les plus hétéroclites : franchissements de rapides, tentative de viol, rencontres avec Indiens, fauves et aventuriers, etc., mais les scènes de transition, les nombreuses haltes, sont d'une belle facture, et imprégnées d'une gravité, d'une mélancolie délicate, inattendues dans un tel contexte.