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Rencontres du troisième type

Close Encounters of the Third Kind

Film de science-fiction de Steven Spielberg, avec Richard Dreyfuss (Roy Neary), François Truffaut (Claude Lacombe), Teri Garr (Ronnie Neary), Melinda Dillon (Jillian Guiler), Cary Guffey (Barry Guiler), Bob Balaban (Laughlin, l'interprète).

  • Scénario : Steven Spielberg
  • Photographie : Vilmos Zsigmond
  • Décor : Joe Alves, Dan Lomino
  • Musique : John Williams
  • Montage : Michael Kahn
  • Production : Julia et Michael Phillips (Columbia)
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1977
  • Son : couleurs
  • Durée : 2 h 15

Résumé

Des manifestations troublantes se multiplient à travers le monde, annonçant la venue imminente d'extraterrestres : au Nouveau-Mexique, une dizaine d'avions militaires, portés disparus au cours de la Seconde Guerre mondiale, sont retrouvés en parfait état de marche ; des contrôleurs aériens observent un passage d'Ovnis ; une tribu tibétaine découvre un navire échoué au milieu du désert ; sous toutes les latitudes, des hommes et des femmes sont envoûtés par la même étrange mélodie et, une nuit, un garçonnet de l'Indiana, Barry Guiler, s'élève dans les cieux, emporté par une force irrésistible…

Le dépanneur Roy Neary est parmi les premiers à voir de près un groupe de soucoupes volantes survolant une autoroute en un gracieux ballet. Tandis que sa famille, incrédule, s'efforce de le ramener à la « raison », Roy cède à une irrésistible obsession : jour après jour, comme la mère de Barry, il dessine et remodèle la même forme mystérieuse. La clé de ce message d'un autre monde lui est enfin donnée. Roy, bravant les consignes des services de sécurité, part alors à la rencontre des extraterrestres…

Commentaire

Les éblouissements juvéniles d'un homme

La science-fiction des années 1950 exploitait la peur de l'inconnu, celle des années 1970 invite à la découverte de mondes nouveaux. Prototype parfait de l'Américain moyen, Neary est investi d'une mission qui le dépasse, l'entraîne vers un but mystérieux, balayant tous les obstacles psychologiques, matériels, sociaux et familiaux qui se dressent sur sa route. Son enthousiasme candide, mais rien moins qu'aveugle, l'arrache inexorablement aux siens, et l'insère dans une chaîne de personnages enfantins (Barry, Lacombe, les extraterrestres) qui partagent son aptitude à l'émerveillement.

La grande force du cinéma spielbergien est de concrétiser ces notions en termes physiques profus et immédiatement accessibles : messages sonores, jeux de lumières, amples panoramiques, longs travellings sur des personnages en marche, des véhicules en mouvement, etc. Chantre du merveilleux, Spielberg ignore les défauts majeurs de ceux qui opèrent dans ce registre : la mièvrerie sentimentale et le prosélytisme verbeux. À l'exception d'un final étrangement plat, Rencontres du troisième type est un film authentiquement adulte, nuancé et équilibré – l'œuvre d'un créateur qui a su préserver ses éblouissements juvéniles et les restituer à travers sa sensibilité d'homme.

Un deuxième montage fut distribué sous le titre : Rencontres du troisième type édition spéciale en 1980 – 2 h 12