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Que viva Mexico !

Que viva Mexico !

Film historique de Serguei Mikhaïlovitch Eisenstein, avec les habitants des États mexicains où eut lieu le tournage.

  • Scénario : Serguei Mikhaïlovitch Eisenstein, Grigori Aleksandrov
  • Photographie : Edouard Tissé
  • Décor : Youri Soboliev
  • Musique : Hugo Riesenfeld
  • Pays : Mexique et États-Unis
  • Date de sortie : 1932
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 1 h 10 à 5 h 20, selon les montages

Résumé

Conçu comme une véritable fresque de l'histoire du Mexique contemporain depuis les années 1900, le film devait comporter, avec un prologue et un épilogue, quatre épisodes : (I) Fiesta ; (II) Sandunga ; (III) Maguey ; (IV) Soldadera. Articulés autour de la révolte progressive contre l'injustice, ils consistent aussi bien en tableaux des mœurs traditionnelles qu'en narration de moments révolutionnaires. À chaque fois, un couple est au centre de l'action : adultère dans le milieu des corridas sur fond de société coloniale (Fiesta), union primitive au sein de la nature (Sandunga), révolte d'un peón pour venger l'honneur de sa femme violée par le propriétaire terrien (Maguey), solidarité dans la lutte révolutionnaire (Soldadera).

Commentaire

Eisentein fut totalement fasciné par la découverte du Mexique, mais les circonstances l'empêchèrent de mener à bien ce gigantesque projet et il dut retourner en Union soviétique stoppé en plein élan – tournage arrêté et négatifs bloqués par les Américains (32 000 m furent impressionnés). Aussi n'existe-t-il que des montages exécutés en dehors de lui, en particulier Tonnerre sur le Mexique [Thunder Over Mexico] (produit par Sol Lesser à partir de l'épisode Maguey) et Time in the Sun (réalisé par Mary Seton en forme d'album-souvenir du tournage) qu'Eisenstein jugea tous deux « navrants ». Reste pour le spectateur une série d'images extraordinaires, en suspens puisque non intégrées dans leur véritable unité, mais impressionnantes de force et de beauté : rites funèbres, supplice des peónes enterrés à mi-corps, scènes de la vie quotidienne et de la nature, etc. Reste également que le lyrisme et l'ampleur rencontrés au Mexique allaient nourrir les dernières grandes œuvres soviétiques d'Eisenstein.