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King and Country

Drame de Joseph Losey, avec Dirk Bogarde (capitaine Hargeaves), Tom Courtenay (Hamp), Leo McKern (capitaine O'Sullivan).

  • Scénario : Evan Jones, d'après la pièce de John Wilson Hamp, inspirée du livre de James Lansdale Hodson
  • Photographie : Denys Coop
  • Décor : Peter Mullins, William Holmes
  • Musique : Larry Adler
  • Montage : Reginald Mills
  • Pays : Grande-Bretagne
  • Date de sortie : 1964
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 1 h 26

Résumé

En 1917 sur le front belge, les dernières heures d'un jeune soldat britannique, Hamp, accusé de désertion : l'interrogatoire, le procès, le verdict, l'attente et l'exécution.

Commentaire

Losey a construit son film comme une tragédie classique : unités de lieu, de temps et d'action. Un mort raconte son histoire : « Nous voilà morts de n'avoir point voulu que le pays eût à rougir de nous », dit la voix off au début du film, sur l'image d'un squelette en uniforme. Tous les personnages du film sont des victimes en sursis. Les horreurs de la guerre, l'insoutenable proximité de la mort les condamnent à une attitude résignée. La musique monocorde et discrète, le sobre jeu des acteurs, les photos réelles de la guerre donnent le tempo du film. Pourtant, les images sont crues : des rats et des hommes dans la boue et la pluie. Au milieu de l'horreur, les soldats mangent, rient et boivent. Il existe une grande camaraderie entre ces êtres réunis pour leur malheur dans cette guerre. La situation n'est jamais mélodramatique. Lorsque le soldat Hamp apprend qu'il va être exécuté le 22 octobre, il dit : « Quand est-ce ? » Quand il s'écroule dans la boue sous les balles et qu'on lui demande si c'est fini, il répond : « Non, mon capitaine, excusez-moi. »