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Léo le dernier

Leo the Last

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des films ».

Comédie dramatique de John Boorman, avec Marcello Mastroianni (Léo), Billie Whitelaw (Margaret), Olenna F. Jones (Salambo), Calvin Lockhart.

  • Scénario : John Boorman, Willie Stair
  • Photographie : Peter Suschitzky
  • Décor : Tony Woolard
  • Musique : Fred Myrov
  • Montage : Tom Priestley
  • Pays : Grande-Bretagne
  • Date de sortie : 1970
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 44

Résumé

Léo, prostré et riche, revient dans sa demeure de Londres. Pour tromper son ennui, il observe les oiseaux à la longue-vue. Il tombe par hasard sur une scène de ménage entre des Noirs fauchés. Il s'intéresse à eux puis à la vie de sa rue. Scandalisé par la pauvreté, il sera forcé, malgré sa répugnance, d'intervenir lui-même.

Commentaire

Contrairement à Fenêtre sur cour auquel il fait penser, le film de Boorman considère que le passage du voyeurisme à l'action est capable de changer les gens (et donc l'objet perçu), tandis que Hitchcock indiquait le contraire. Léo essaie de transformer « du regard » le monde injuste qu'il découvre mais ne pourra le faire qu'en agissant, et accède par là au sentiment, détruisant avec jubilation son propre univers fermé et dépassé. Des chansons populaires et sarcastiques, visiblement chantées par ceux-là même que Léo observe, survolent et commentent le film, et nous livrent une morale dérisoire qui relativise l'action tout en la justifiant.