Le curé d'Ambricourt, dans le Nord, est un jeune prêtre malade et zélé, nouvellement arrivé, qui se heurte à l'incompréhension de ses paroissiens. Il s'attire même l'inimitié du comte en lui parlant de sa liaison avec l'institutrice, Mlle Louise. En vainquant la révolte de la comtesse contre Dieu, née de la perte d'un enfant, il dresse le château et le village contre lui. Il meurt d'un cancer.
Avec ce film, Bresson renouvelle l'adaptation littéraire au cinéma, faisant naître ses images du texte même de Bernanos au lieu de l'illustrer. Il restitue la vie intérieure et spirituelle, à l'aide d'un style fait de rigueur et d'ascèse, jusque dans la direction d'acteurs dépouillée de tout artifice théâtral. Le « Tout est grâce » final définit le film entier.