Dans un village charentais vivent quatre générations de Goupi, qui ne s'entendent pas toujours très bien, mais lavent leur linge sale en famille. On trouve un soir le pépé mort, et c'est le drame car lui seul connaissait la place d'un magot qu'on se transmet de génération en génération. Qui a fait le coup ?
Becker s'imposa avec ce deuxième film comme un cinéaste de premier ordre. L'intrigue, qui pourrait être trop ingénieuse avec ses flash-back et ses ellipses, est constamment mise en abîme par une mise en scène fluide, d'une rigueur impressionnante et par une distribution magique, d'une homogénéité parfaite. Le milieu paysan est montré avec une exactitude presque vériste. Le sujet, qui exalte par certains aspects la communauté paysanne, pourrait être pétainiste avec son côté « retour à la terre », si la description n'était féroce et critique.