Devenu fou, le général américain Ripper décide de son propre chef d'envoyer des avions nucléaires bombarder l'U.R.S.S. Le président des États-Unis tentera de neutraliser l'opération, mais un avion larguera sa bombe, déclenchant une apocalyptique réaction en chaîne.
Ce film, après de grandes réussites, est le premier où le génie de Kubrick s'affirme totalement et entame une série ininterrompue de chefs-d'œuvre. L'humour ravageur et burlesque qui le caractérise, et qui a pu choquer, est celui d'un désespoir dépassé par l'horreur. L'amour dont il est question dans le titre est ici amour irrationnel de la mort : le pilote du bombardier, à cheval sur la bombe, tombe avec elle en agitant son chapeau texan et en hurlant de joie comme à un rodéo ; sa mort sera aussi celle de ses ennemis. La fin du monde qu'annonce le docteur Folamour, paralysé depuis la dernière guerre, l'exalte tellement qu'il se remet à marcher. Création hors pair de Peter Sellers dans un triple rôle.