Ahmed, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, quitte son village pour gagner la grande ville : il y fait la connaissance de Miloud, figure étrange de fou prophétique, et l'expérience de la misère et de l'aliénation. Emporté ensuite dans les tourmentes de la guerre de libération nationale, exacerbées par la brutalité crispée des colons français, Ahmed qui a perdu toute sa famille à l'exception d'un seul fils, Smaïl, finit par mourir dans une embuscade tendue par les soldats. Mais il meurt avec une certitude au cœur : le sol natal sera libéré par Smaïl et ses amis, l'indépendance est au bout du fusil, les aubes prochaines seront radieuses.
Le réalisateur a signé là une grande œuvre lyrique, parfaitement maîtrisée, où l'on retiendra le souffle immense de la générosité plutôt qu'une idéologie qui peut paraître trop confiante, avec le recul de l'histoire récente.