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Aguirre, la colère de Dieu

Aguirre, der Zorn Gottes

Film d'aventures historique de Werner Herzog, avec Klaus Kinski (Don Lope de Aguirre), Cecilia Rivera (Flores de Aguirre), Ruy Guerra (Don Pedro de Ursua), Helena Rojo (Ines de Atienzal), Del Negro (Gaspar de Carvajal), Peter Berling (Don Fernando de Guzman).

  • Scénario : Werner Herzog, d'après le récit du moine Gaspar de Carvajal
  • Photographie : Thomas Mauch, Franscisco João, Orlando Macchiavello
  • Musique : groupe Popol Vuh
  • Montage : Beata Mainka-Jellinghaus
  • Production : W. Herzog Filmproduktion et Hessicher Rundfunk
  • Pays : R.F.A.
  • Date de sortie : 1972
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 35

Résumé

En 1560, un groupe de conquistadores commandé par Don Pedro de Ursua s'enfonce dans la forêt vierge à la recherche du pays mythique de l'Eldorado. Deux femmes et de nombreux prisonniers indiens accompagnent les soldats. La progression dans la jungle devient vite difficile. L'un des quatre radeaux de l'expédition est emporté avec son équipage. Harcelés par les Indiens, souffrant de la faim et des fièvres, les hommes sont pris d'hallucinations. Don Pedro est tué par l'un de ses lieutenants : Don Lope de Aguirre qui élimine rapidement les autres chefs. En proie à la folie, Aguirre décide de fonder une nouvelle dynastie en s'accouplant à sa propre fille. Celle-ci est tuée par une flèche et bientôt Aguirre reste seul. Dérivant sur son radeau, il crie vers le ciel : « Je suis la colère de Dieu ». Le radeau, assailli par une horde de singes, est emporté par le courant.

Commentaire

Un univers baroque et halluciné

Werner Herzog s'est toujours défendu d'avoir fait œuvre historique (ce que tentera seize ans plus tard Carlos Saura dans El Dorado). Partant du maigre récit du moine Gaspar de Carvajal, Herzog a écrit un scénario de pure fiction et, comme il l'a déclaré, « les dialogues sont totalement imaginaires, hallucinants et farouchement surréels ». Ce film, cependant, donne à tout moment une impression d'authenticité. Tourné au Pérou dans la chronologie du récit, il constitue pour les comédiens et les techniciens une véritable odyssée comparable à celle du héros. Les conditions très pénibles du tournage, la caméra toujours placée dans l'action, à flanc de montagne, dans les rapides d'un fleuve, au milieu de la foule, concourent à faire d'Aguirre un film viscéral. Ce lent voyage à la recherche de l'or devient vite une véritable descente aux enfers.

Klaus Kinski, dans une composition hallucinante, en est le personnage central. Nul mieux que lui ne pouvait exprimer cette démence mystique qui fait d'Aguirre un aventurier surhumain évoquant l'univers wagnérien. Aguirre est un authentique chef-d'œuvre, un véritable film d'auteur qui a su rencontrer un vaste public.