En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

wateringue

Les wateringues sont l'ensemble des travaux destinés à l'assèchement d'une terre.

Les wateringues (du flamand « cercles d'eau ») désignent également les associations qui prennent soin des travaux hydrauliques en plaine maritime et, par extension, elles ont donné leur nom aux paysages de polders.

Au début de notre ère, la plaine maritime de Flandre était, derrière son cordon littoral, une terre amphibie, où se mêlaient les eaux fluviales et marines, sensible aux aléas climatiques et aux marées. Il y avait là des bosquets d'arbres, sur de rares buttes argilo-sableuses, de vastes prairies humides, sur tourbe, et beaucoup de marais.

C'est vers 300 que se produisit une inondation de la plaine par la mer, la transgression dite « Dunkerque II ». Les eaux ont alors envahi les terres les plus basses, en empruntant les brèches du cordon littoral, et en remontant le cours des petits fleuves côtiers, jusqu'à 15 km à l'intérieur du pays. Des sables et des argiles se sont déposés, abondamment au nord (Calais-Oye), un peu à l'est (Guemps-Audruick). La zone sud, au contact de l'Artois, plus éloignée de la côte, et peut-être protégée par le relief de Bois-en-Ardres, n'a pas été affectée par cette catastrophe naturelle : la tourbe s'y trouve toujours en surface, constituant entre Ardres et Guînes un gisement de 2 km de large et 8 km de long, qui a été intensément exploité de l'Antiquité au xixe s.

La mer s'est ensuite retirée. La plaine s'est comblée peu à peu et, pour la rendre praticable, l'homme a dû, à partir du ixe s., consolider le cordon littoral, assécher les terres argilo-sableuses (de la plaine) et stabiliser les marais situés plus au sud. Les wateringues ont tenu ici, depuis le Moyen Âge, un rôle primordial, en liaison avec les ingénieurs de l'Ancien Régime – dont Vauban – et les techniciens de l'époque moderne. Ces associations ont consolidé les cours d'eau, creusé des fossés, posé des drains. Aujourd'hui encore, elles surveillent le niveau des eaux et, par curage et faucardage, assurent l'entretien des watergangs (du flamand water-gang : chemin d'eau).