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réovirus

Terme sous lequel sont décrits une centaine d'espèces de virus des genres Aquareovirus, Coltivirus, Cypovirus, Entomoreovirus, Fijivirus, Obrivirus, Orthoreovirus, Oryzavirus, Phytoreovirus, Rotavirus et Seadornavirus, regroupés au sein de la famille des Reoviridae.

L'acronyme réovirus (respiratory enteric orphan virus, « virus respiratoire et entérique orphelin ») a été proposé par le virologiste américain Albert B. Sabin en 1959 pour désigner ce groupe de virus largement répandus, isolés chez des patients présentant des symptômes respiratoires ou entériques très modestes, mais ne pouvant pas, dans de nombreux cas, être clairement associés à des pathologies cliniquement bien définies (d'où leur appellation de virus « orphelins »).

Les réovirus sont des virus sans enveloppe, possédant une double capside protéique. Leur génome se compose d'un acide ribonucléique (ARN) à double chaîne, segmenté en dix (parfois douze) fragments, chacun d'entre eux correspondant à un gène. Le cycle de réplication des réovirus, dans le cytoplasme des cellules infectées, s'achève généralement par la lyse de ces cellules. Ces virus ont été isolés dans un très grand nombre de lignées cellulaires végétales (riz, avoine) ou animales (mammifères, reptiles, oiseaux, poissons (Aquareovirus) ; insectes (Coltivirus, Cypovirus, Fijivirus, Orbivirus) d'origines tissulaires très diverses (fibroblastes, cellules épithéliales, neurones).

Certains réovirus sont responsables de graves pathologies animales (fièvre catarrhale du mouton ou « maladie de la langue bleue », diverses fièvres hémorragiques, peste équine, etc.) et végétales (riz, avoine).

Chez l'homme, il semble en fait peu probable qu'en dehors du Coltivirus (responsable de la fièvre à tique du Colorado), les réovirus des mammifères soient pathogènes ; ils ont jusqu'ici été isolés chez des patients présentant des symptômes respiratoires (parainfluenza) ou intestinaux très modestes ; l'association de certains reovirus à des pathologies des voies digestives chez l'enfant est controversée.

Enfin, leur cycle de réplication, qui entraîne la destruction des cellules infectées, confère aux réovirus de mammifères des propriétés oncolytiques permettant de penser qu'ils pourraient peut-être représenter une voie thérapeutique de certains cancers.