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ranale

(latin rana, grenouille)

Magnolia
Magnolia

Plante dicotylédone très primitive, aux carpelles entièrement séparés, aux étamines nombreuses, insérées en spirale sur un réceptacle bombé, au périanthe non toujours différencié en calice et corolle. [Synonyme : polycarpique.]

Les ranales représentent un ensemble de plantes très primitives, mais dont certaines ont des conformations florales qui ont été à l'origine des formes les plus évoluées du monde végétal.

Chez le magnolia, par exemple, on trouve une fleur, dont tout le monde connaît la beauté, où les pièces sont insérées sur une spire et non en verticilles successifs. Très souvent, le calice et la corolle ne sont pas différenciés. Chez les anémones, il n'existe que des pétales, mais on trouve, un peu plus bas sur le pédoncule, des pièces ressemblant à des feuilles et que l'on peut considérer comme un calice encore distant du reste de la fleur. Chez l'hépatique, ces pièces se simplifient et se trouvent juste sous les pétales. Chez les hellébores, comme la rose de Noël, et chez les genres voisins les pièces visibles sont celles du calice ; les pétales sont constitués par de petits cornets producteurs de nectar, lequel est assez mal visible, pris entre le calice et la masse d'étamines. Toutes ces fleurs ont une symétrie rayonnée, mais on connaît des exemples où elles deviennent bilatérales ; c'est le cas des pieds-d'alouette ou encore des aconits.

Les fruits sont également très divers. Les plus primitifs sont multiples, isolés dans la même fleur. Chez des formes plus évoluées, ils se souderont entre eux ou encore s'incluront dans des formations annexes ; en effet, l'on connaît des cas où l'ovaire devient inféré. On peut donc voir dans le groupe des polycarpiques comme un parfait exemple de groupe à enchaînement. On appelle ainsi un ensemble systématique très difficile à définir en peu de mots, centré sur une forme que l'on peut considérer comme typique et à laquelle se rattachent de multiples genres peu distincts l'un par rapport à l'autre, bien que les formes extrêmes semblent différer très fortement.

Il faut ajouter encore que ce groupe est presque certainement à l'origine de certaines monocotylédones (groupe qui constitue un autre exemple d'enchaînement systématique).

De nombreuses ranales sont ornementales. Certaines ont des propriétés alimentaires ; il s'agit d'arbres ou arbustes tropicaux dont les fruits sont comestibles ; la fécule des racines de quelques rares espèces constitue également un aliment. D'autres sont odoriférantes ou condimentaires. Enfin quelques-unes, parfois toxiques, fournissent des médicaments réputés.

Magnoliacées. Magnolia et tulipier Liriodendron sont de très beaux arbres d'ornement.

Annonacées. Les annones ou anones fournissent d'excellents fruits tropicaux (corossol, cœur-de-bœuf, etc.). L'ylang-ylang Cananga fournit une essence très parfumée.

Lauracées. Le laurier vrai Laurus nobilis est européen. Les camphriers et cannelliers, ainsi que l'avocatier, sont tropicaux.

Myristicacées. La noix muscade est portée par Myristica fragrans. L'arille est appelée macis.

Monimiacées. Le boldo est officinal.

Berbéridacées. L'épine-vinette est connue surtout comme hôte intermédiaire de la rouille du blé. Les mahonias sont ornementaux.

Renonculacées. Presque toutes sont des plantes herbacées. Très nombreux genres : hellébore, pivoine, anémone et pulsatille, clématite, renoncule (bouton-d'or et bouton-d'argent), ficaire, adonis, boule-d'or, ancolie pied-d'alouette, aconit (très toxique).

Nymphéacées. Nénuphar et genres voisins. Les feuilles des Victoria atteignent 2 m de diamètre.

Cératophyllacées. Petite famille aquatique.