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positivisme logique

Mouvement philosophique de l'entre-deux-guerres qui préconise comme objet d'étude l'analyse du rapport entre les faits objectifs et le langage qui cherche à en rendre compte. (Synonyme : néopositivisme.)

Le positivisme d'Auguste Comte

A. Comte a forgé le terme de « positivisme » sur l'expression « science positive », apparue au xviiie s. Celle-ci implique une observation rigoureuse et systématique de faits expressément définis.

La pensée sociologique

Le positivisme étend les méthodes scientifiques récemment développées à la sociologie, discipline nouvelle qui, en outre, bénéficie d'une méthode propre : la méthode historique et comparative. L'objet de la sociologie est le lieu de la généralité la plus complexe, à l'opposé de la généralité la plus simple, offerte par la mathématique.

Dans sa méthode, Comte, à une analyse objective (soumise à l'objet dans la condition sociale et historique de l'intelligence humaine), fait succéder une synthèse, toujours subjective, c'est-à-dire se confrontant à ce qu'il considère comme les données prépondérantes d'une société ; l'unité subjective est sociale, non individuelle comme le voulait le cogito cartésien. La réflexion sociologique a le pouvoir de régénérer toutes les sciences, dont elle est dépendante tout en en étant séparée.

La loi des trois états

Cette sociologie se caractérise par la mise en évidence de la loi dite « des trois états », qui sont ceux par lesquels passent toutes les sciences : état théologique, puis métaphysique, enfin état positif. La sociologie, « science reine », est appelée à régénérer la société humaine en permettant une politique scientifique. En ce sens, le positivisme se présente comme une réponse aux problèmes non résolus par la Révolution française. Enfin, la théorie positiviste débouche sur une morale, une esthétique et une religion de l'humanité.

Le positivisme logique

Ce mouvement a regroupé des philosophes du cercle de Vienne tels que R. Carnap, M. Schlick, A. Tarski, H. Reichenbach, mais aussi K. Popper. Des philosophes britanniques du cercle Analysis, tels que A. J. Ayer, G. Ryle, B. Russell et L. Wittgenstein, sont souvent rattachés à ce mouvement. Le positivisme logique en tant que théorie se présente comme la combinaison d'une philosophie empiriste faisant des données sensorielles les éléments premiers de la connaissance, d'une conception scientiste fortement antimétaphysique, d'une méthode d'analyse logique du langage héritée de G. Frege et de Russell, et d'une conception de la signification identifiant la signification d'une proposition à sa méthode de vérification.

C'est au nom du principe de vérification que les tenants du positivisme logique dénient toute signification aux énoncés métaphysiques, et c'est grâce à leur technique logique d'analyse qu'ils rendent compte des propositions de la science dans les termes de propositions élémentaires portant sur les données sensorielles (« énoncés protocolaires »). Un énoncé élémentaire n'a de sens que s'il est un compte rendu d'une expérience sensorielle, et la seule manière de savoir si un énoncé a un sens consiste à se demander comment il pourrait être vérifié. Aussi positivisme et logique sont-ils combinés.