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phytase

Enzyme naturelle qui, en hydrolysant les phytates, joue un rôle essentiel dans le métabolisme du phosphore (phosphore phytique).

Le phosphore des végétaux, essentiellement sous forme d'acide phytique, de phytine ou de phytates (de Na, K, …), constitue la majeure partie des apports de phosphore chez les animaux nourris à l'aide de céréales.

Mais l'acide phytique n'est assimilable que s'il est hydrolysé (divisé en phosphate et sucre) au moyen d'une phytase. Or, les animaux monogastriques - le porc, les volailles, les poissons… et, accessoirement, l'homme -, ne possédant pas de phytases, les phytates provenant des céréales (soja, etc.) ne peuvent pas représenter dans leur alimentation une source de phosphore. C'est la raison pour laquelle on est amené, dans les élevages industriels de porcs et des volailles, à ajouter des phosphates minéraux à leur alimentation.

Riches en phosphore, les excréments des porcs et des volailles sont une source de graves problèmes environnementaux dans les régions où se trouvent de nombreuses porcheries ou élevages industriels : les rejets fécaux (lisiers, etc.), utilisés comme engrais, sont en effet épandus dans les champs, et le phosphore ainsi rejeté, qui s'accumule dans le sol, est ensuite drainé par les eaux de pluie et pollue les nappes phréatiques et les cours d'eau, où il favorise une croissance excessive des végétaux, qui utilisent l'oxygène aux dépens des poissons et autres animaux aquatiques.

L'utilisation digestive des phytates contenus dans les céréales (créales, tourteaux de soja, etc.) distribués à ces animaux dans les élevages industriels dépend donc pour beaucoup de l'addition de phytase exogène ; en améliorant l'utilisation du phosphore phytique présent dans les régimes d'origine végétale, cet additif alimentaire, provenant de cultures de champignons, permet de réduire la teneur en phosphore des lisiers de porcs.

Récemment, des scientifiques, après avoir isolé dans le génome de la bactérie Escherichia Coliun gène codant pour l'enzyme phytase, sont parvenus, en insérant ce gène dans le génome de porcs, à créer des porcs transgéniques dont la salive, riche en phytase, leur permet de digérer le phosphore phytique, et qui n'ont donc plus besoin d'apports alimentaires extérieurs de phosphates, nécessaires à leur croissance. Cette apport de la biotechnologie a ainsi permis de réduire de 75 % la concentration de phosphore contenu dans les matières fécales de ces animaux. Cette approche pourrait, à terme, être un moyen de réduire très notablement la pollution due aux épandages de lisier.