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naziréat

(hébreu nazir, consacré)

Dans la religion juive ancienne, consécration à Yahvé faisant suite à un vœu permanent ou temporaire, dont les obligations sont stipulées dans le Livre des Nombres (VI, 1-21).

Les adeptes du naziréat avaient pour vocation de personnifier les règles et les obligations d'une vie sainte. Ils s'engageaient à s'abstenir de boire du vin ou toute autre boisson fermentée, de manger du raisin, de se couper les cheveux, de se raser ou encore de toucher un cadavre. La barbe et la chevelure abondante étaient considérées comme un signe de vertu héroïque. Les cheveux longs symbolisaient la simplicité enfantine, la puissance, la beauté, la liberté et la soumission de l'homme à la volonté de Dieu.

La durée du vœu, selon les canons juifs, ne pouvait être inférieure à trente jours, mais certains adeptes l'observaient durant toute leur vie. Les parents avaient la possibilité de vouer leurs enfants au naziréat. Aucune vie en communauté ni aucun renoncement aux engagements et aux joies de la vie domestique ou sociale n'était imposé par le vœu. La pratique du naziréat se raréfia progressivement pour disparaître totalement.

Parmi les naziréens perpétuels cités dans les Écritures (tels Samuel, Samson et Jean-Baptiste), on distingue deux catégories : ceux à qui il était permis de raccourcir leur chevelure lorsqu'elle devenait trop abondante – le Livre des Nombres (VI, 10-12) – et ceux à qui cela était interdit mais qui, en revanche, pouvaient toucher un cadavre – comme Samson, qui se servit de la mâchoire d'un âne mort pour tuer des Philistins, sans pour autant en être souillé.

Le médecin et philosophe juif Maïmonide mettait les naziréens au rang des plus grands prêtres. Et selon Eusèbe, Historia Ecclesiastica (II, 23), les naziréens étaient les seuls juifs, en dehors des grands prêtres, à pouvoir accéder au saint des saints.