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lanterne magique

Appareil au moyen duquel on projette des images.

Dans son traité Ars magnae lucis et umbrae, édité pour la première fois en 1645, un savant jésuite allemand, le père Athanasius Kircher (1601-1680), donne la description complète d'un instrument d'optique dont il est l'inventeur et auquel il a lui-même donné le nom de lanterne magique. Cet instrument permettait d'enclore un foyer lumineux artificiel dans un caisson pourvu d'une ouverture devant laquelle on plaçait une peinture sur verre et une lentille convergente. L'image agrandie des figures peintes sur le verre était ainsi projetée sur un écran. Améliorée et commercialisée du vivant de Kircher par le physicien danois Thomas Walgenstein, la lanterne magique devint rapidement très populaire.

Le fantascope

Vers 1789, le physicien aéronaute Robertson présente un nouveau type de lanterne, le « fantascope », qui lui permettra de donner dans son théâtre parisien du couvent des Capucines, près de la place Vendôme, de merveilleuses représentations de fantasmagorie. Le fantascope évolue à son tour. La mise au point de projecteurs dotés d'un meilleur système optique et susceptibles de produire une lumière plus vive a fait peu à peu de la lanterne magique un véritable appareil scientifique.

La lanterne de projection

Forme moderne de l'ancienne lanterne magique, la lanterne de projection se compose essentiellement d'une caisse contenant une source lumineuse dont les rayons sont concentrés par un condensateur sur le sujet à projeter ; un objectif forme sur un écran l'image réelle de l'objet. On réserve plutôt le nom de lanternes aux appareils permettant de projeter des photographies sur plaque ou sur plan, des textes ou des images sur support opaque, des textes ou des schémas tracés, à l'instant même de la projection, sur un support transparent (plaque de verre, calque, etc.) ou sur une feuille de papier ; les lanternes peuvent également projeter le contour d'objets, d'appareils, de montages placés directement sur le trajet du faisceau lumineux.

Le corps de la lanterne, en tôle ou en matière plastique moulée, est disposé de manière à ne pas laisser filtrer la lumière à l'extérieur, tout en présentant des ouvertures suffisantes pour assurer une ventilation efficace. La source lumineuse est constituée soit par une lampe électrique à incandescence dont la partie arrière est quelquefois argentée, soit par une lampe à arc à miroir, soit par une lampe à halogène. Le condenseur, dispositif constitué de deux ou trois lentilles convergentes, réalise un éclairement uniforme de l'écran en l'absence d'image, ainsi qu'une forte illumination de l'objet. Quant à l'objectif, simple lentille dans les anciens modèles, il est maintenant soit de type rectilinéaire, soit, plus fréquemment, de type anastigmat à grande ouverture relative. Les images à projeter sont exécutées sur des plaques de verre ou sur des films de format variable ; les dimensions extérieures usuelles sont 8,5 × 10 et 5 × 5 cm. La projection des corps opaques se fait par réflexion (épiscopie) ; elle nécessite de forts éclairements. Longtemps utilisée pour illustrer des cours et des conférences, la lanterne de projection est de plus en plus concurrencée par des moyens plus modernes, tels que la vidéo.