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Interruption provoquée, de propos délibéré, d'une grossesse avant la période de viabilité fœtale, c'est-à-dire dans les six premiers mois. (Synonyme : avortement volontaire.)

En France, la loi Veil du 17 janvier 1975 autorise l'IVG lorsqu'elle est pratiquée avant la fin de la 10e semaine de grossesse sur une femme enceinte que son état place dans une situation de détresse – et à n'importe quelle date pour une interruption thérapeutique –, ou pour un motif thérapeutique. Elle est confirmée par la loi Pelletier du 31 décembre 1979.
En 1993, la loi Neiertz instaure un délit d'entrave à l'IVG.
Avec la loi du 4 juillet 2001, le délai légal de l'IVG est porté de 10 à 12 semaines de grossesse (14 semaines d'aménorrhée). De plus, le consentement parental n'est plus obligatoire pour les mineures, qui peuvent se faire assister par un adulte référent.
Elle se fait par la prise de mifépristone (plus connue sous le nom RU 486), la « pilule abortive ». En France, depuis 2004, l'interruption volontaire de grossesse est autorisée en dehors des structures hospitalières pour les femmes n'ayant pas dépassé cinq semaines de grossesse : dans ce délai, la méfipristone est administrée en cabinet médical (chez le médecin généraliste ou le gynécologue), à la troisième visite (la première consultation est destinée à l'information de la patiente, la seconde à la signature de son consentement).
Elle est réalisée par aspiration, sous anesthésie locale ou générale, ou par curetage, sous anesthésie générale, avec ou sans hospitalisation selon les protocoles. Des complications peuvent survenir comme lors de n'importe quelle intervention chirurgicale, mais elles sont sans comparaison avec celles engendrées par les opérations clandestines.