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Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes

(Paris, 1925).

Prévue dès 1906 par des décorateurs soucieux de réagir contre le style 1900 (l'Art nouveau), retardée par la guerre, cette exposition vit deux courants s'affronter, tous deux influencés plus ou moins par le fauvisme, les Ballets russes, l'art nègre, le cubisme, etc. Le premier courant, majoritaire, était plutôt traditionaliste ; il représente ce que l'on a appelé par la suite le style « Arts déco » (ou « Art déco »). Goût de la ligne droite, interprétation moderniste des formes de la nature, simplicité, mais aussi fidélité à une tradition française élégante en sont les caractères principaux. Les grands décorateurs Ruhlmann, Dufrène, Iribe, Paul Follot, André Mare et Louis Süe, etc., créent ou dessinent, surtout pour une clientèle privilégiée, des meubles aux lignes franches et aux matières contrastées précieuses. L'opposition des surfaces et des couleurs, le goût des motifs géométriques font l'originalité de la production des céramistes, verriers, orfèvres, qui travaillent de façon soit artisanale (Decœur, Décorchemont…), soit semi-industrielle (Haviland, manufacture de Sèvres, Baccarat, Daum, Lalique, Christofle…).

Le second courant, au sein de l'exposition de 1925, était plus soucieux des réalités sociales et techniques et visait à une symbiose avec l'industrie (pavillon de l'Esprit nouveau de Le Corbusier, qui voit la maison comme une « machine à habiter »), se rapprochant ainsi du Stijl hollandais et du Bauhaus allemand. Parmi les représentants de cette tendance, la plupart allaient se retrouver en 1930 pour fonder l'Union des artistes modernes (Francis Jourdain, Chareau, Herbst, Eileen Gray).